Tic, tic, tic … l’âge ingrat !

Cet après midi dans mon bureau, je scrutais l’évolution de mes tâches dans le calendrier, quand je réalise qu’il ne restait plus que deux semaines qui me séparaient (ou rapprochaient tout est une question de perspective!) d’une autre deadline : l’anniversaire de mes 25 ans. Non que j’avais oublié que après 24, venait 25 ou que nous étions bien en Novembre, mais j’avais soudainement réalisé que cette fois il s’agissait de mes vingt cinq ans ! J’ai intuitivement sorti mon bloc note et commencé a rédiger compulsivement ma “bucket list” de toutes ces choses que je m’étais , pour une raison ou une autre, promise d’avoir à « mon actif » avant d’atteindre mon quart de siècle. Ces choses telles commencer un blog, avoir le dream job dans la dream company, faire le tour des capitales européennes, prendre des cours de bolly danse … que j’avais consciemment oublié ou pensé avoir toute la vie pour les faire , prenaient cet après midi une importance vitale.

Le soir chez moi, j’écoute ma playlist de Césaria Evora et l’envie me prends de concrétiser le premier point dans ma liste: écrire une chronique. Plusieurs sujets d’écrits me viennent en tête : le bêtisier d’une startup marocaine, Ces personnes qui mettent tout en liste, Procrastinations, ou comment j’ai passé mes 15 dernières années en mode légume…. Finalement je me suis souvenu de la remarque d’une amie : Vingt cinq ans, c’est un âge ingrat! J’ai voulu pousser la réflexion sur cette pensée…

Dans le laps de temps où j’ai consulté le calendrier, s’est produit une bilan hâtive et biaisé de ma vie, un sentiment de panique, une appréhension du future, et une grande ingratitude envers mon présent. Je me suis senti dans la peau du lapin blanc aux yeux rouge d’Alice au pays des merveilles qui n’a cessé de répéter “Je suis en retard, en retard, en retard!”. Au-delà de mon besoin de tout mettre en liste, la bucket list de mes 25 ans était une tentative de réconcilier mon présent avec l’idéal que je projetais de moi à mes vingt cinq ans. Toutes mes réalisations aussi intéressantes qu’elles étaient, ne contre balançaient pas celles inachevées.

Mais d’abord, d’où est venu mon idéal ? Nul besoin de m’attarder sur les bases socioculturelles et économiques qui imbibent chaque individu, mon idéal à moi s’est construit à partir de success stories des autres, de formules qui marchent, récemment de TED talks, tous sur le fond musical de la voix de mes « modèles ». Et moi qui me pensais anticonformiste ! Mon idéal figé ne laissait aucune place à la prise de risque ou à l’essaie.

A 25 ans je comprends à peine que ne pas m’aligner à mon propre idéal ne fait pas de ma vie un échec. 25 ans, est un âge d’ingratitude peut être, mais d’ingratitude constructive ! Ma résolution pour cette année est prise : Oublier ma liste et ne connecter les points de ma vie qu’en rétrograde.

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